Doux, suave, le Miel est aussi cicatrisant.

21 août 2013 Non Par Guillaume

Les texte anciens nous apprennent que la saveur » douce », injustement traduite des textes chinois par « sucrée », est la saveur qui nourrit la « Rate » en énergétique Chinoise. Détail important quand on sait que le sucre que nous consommons majoritairement est issu de la betterave sucrière. C’est à Achard que revient la découverte du raffinage de la betterave sucrière. Mais de l’Antiquité jusqu’au XVIIIème siècle, les hommes ne connaissaient que le plaisir du miel et de la canne à sucre. Je pourrai à partir de cela vous parler des méfaits du sucre raffiné,  mais un peu de douceur dans ce monde de brute. Parlons des choses saines pour la santé, tels que les sages anciens le préconisent pur notre Rate.

C’est en visitant une ferme productrice de Miel en Vendée que me vint l’envie de partager mon  goût pour le Miel.

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Il a occupé une place proéminente dans les médecines traditionnelles. Les Egyptiens anciens, les Assyriens, les Chinois, les Grecques et les Romains utilisaient le miel pour les blessures et les maladies de l’intestin. Quand les enfants d’Israël voyageaient à travers le désert, leur but promis était de trouver « une terre abondante en lait et miel ».

Il y a quelques années encore, la médecine moderne et les laboratoires commençaient seulement à s’intéresser aux abeilles et aux produits de la ruche. Plus les recherches avancent, plus les scientifiques réussissent à prouver les bienfaits du miel, du pollen, de la propolis et de la gelée royale. Cette fois, c’est le professeur Henri Joyeux, cancérologue et chirurgien digestif  à Montpellier, qui a publié le mois dernier un livre intitulé « Les abeilles et le chirurgien », aux éditions du Rocher.

JOYEUX

Ce professeur, qui a reçu le prix international de cancérologie Antoine Lacassagne pour ses travaux sur la nutrition, est convaincu des bienfaits des produits de la ruche. Le miel soigne les plaies et permet une cicatrisation plus belle et plus rapide. Le pollen peut donner le coup de fouet naturel et nécessaire contre la fatigue. La propolis est un antibiotique et un antiseptique naturels que les abeilles sécrètent pour isoler leur ruches. Elle est parfaite pour lutter contre la toux, le rhume… Enfin, l’apithérapie est de plus en plus utilisée aux Etats-Unis et en France : se faire piquer par des abeilles pour soigner l’arthrite et les rhumatismes.

Récemment, des études scientifiques viennent apporter des arguments en faveur

des effets bénéfiques du miel sur la santé:

Les propriétés antibactériennes et antifongiques du miel:

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Le miel non dilué inhibe la croissance des bactéries comme Staphylococcus aureus , de certains agents pathogènes de l’intestin et des levures comme Candida albicans. A une concentration variant de 30 à 50%, le miel s’est montré supérieur à certains antibiotiques conventionnels utilisés pour traiter les infections urinaires. Le mécanisme exact de l’effet antimicrobien du miel n’est pas encore élucidé: un pH faible, une perturbation osmotique des agents pathogènes et une présence des substances bactéricides appelées dans l’ensemble « inhibine », peuvent tous jouer un rôle important dans l’inhibition de la croissance microbienne.

Propriétés anti-diarrhéiques:

A une concentration de 40%, le miel a un effet bactéricide sur différentes bactéries de l’intestin souvent associées à la diarrhée et la dysenterie comme Salmonella, Shigella, E. coli enteropathogène et Vibrio cholera. Une étude a montré que le miel donné avec un liquide de réhydratation aux enfants réduit la durée de la diarrhée bactérienne.

Propriétés cicatrisantes de blessures et anti-inflammatoires:

Le miel est considéré comme un remède précieux pour le traitement des brûlures, des blessures chirurgicales infectées et des ulcères de décubitus. Le miel est très visqueux capable ainsi d’absorber l’eau entourant les tissus en inflammation. Une étude en Afrique occidentale a montré que la greffe de peau, l’intervention chirurgicale voire l’amputation ont été évitées grâce à l’application locale du miel qui a favorisé la cicatrisation des blessures au moment où le traitement classique a échoué. Une autre étude a montré que grâce à l’application locale du miel, une cicatrisation accélérée des blessures a été observée chez les femmes ayant subi une ablation radicale de vulve à cause d’un cancer. De plus, des auteurs ont suggéré que le miel puisse être utile dans le traitement des ulcères chroniques d’odeur fétide observées en cas de lèpre.

Les propriétés cicatrisantes du miel ont été documentées il y a bien longtemps et plus récemment par les différentes recherches qui ont conduit à de nombreuses publications.
Tous ces travaux montrent que le miel est efficace dans la détersion des plaies infectées, type abcès, plaie chirurgicale, plaie traumatique, brûlures ou ulcère de différentes étiologies. Très souvent beaucoup de ces lésions d’ailleurs n’ont pas répondu aux thérapeutiques conventionnelles.
A son activité cicatrisante, s’ajoute une activité antibactérienne confirmée par les publications de Cooper (4), de Molan (5).
L’activité antibactérienne a été testé sur le staphylocoque Aureus, l’Echérichia Coli, les entérobacters et les pseudomonas qui sont les germes les plus fréquemment rencontrés dans la pratique chirurgicale. Les études bactériologiques révèlent une activité certaine des différents miels, mais cette activité est variable d’un miel à l’autre.
Cette activité antibactérienne de la plupart des miels semble être le résultat de plusieurs éléments. Il y a, de façon prédominante, l’action du peroxyde d’hydrogène qui est produit par la glucose oxydase du miel et aboutit à la dissolution des sucres sous forme de peroxyde d’hydrogène et d’acide gluconique.

Cet acide gluconique accroît l’acidité du miel et le rend peu favorable au développement de colonies bactériennes. L’action de la glucose oxydase a été mise en évidence par Adcock (1)  et White (11). Le peroxyde d’hydrogène est un agent antimicrobien efficient, s’il est présent à une concentration suffisamment élevée. Pour Brudzynski (3) l’activité antibactérienne des miels est corrélée à la production de peroxyde d’hydrogène et peut être considérée comme un facteur prédictif de l’activité antibactérienne du miel utilisé. Ce rôle du peroxyde d’hydrogène est confirmé par différents auteurs Bang (2), Taormina (10), Cooper (4). Ce peroxyde d’hydrogène apparaît comme un véritable stimulus de la multiplication cellulaire ainsi que de la réponse à l’évolution de l’inflammation normale de la cicatrisation.
Il stimule la croissance des fibroblastes et des cellules épithéliales qui vont participer à la réparation tissulaire. Dans le même temps, il stimule également le développement  d’une néo vascularisation dans le tissu cicatriciel. Dans les plaies exudatives il y aura une possible dilution à différents degrés de ce peroxyde d’hydrogène, ceci explique que pour obtenir une assez bonne qualité de cicatrisation il ne faudra pas hésiter à pratiquer, de façon biquotidienne, le pansement au miel.

Dans cette expérience, le miel de thym s’est avéré le mieux adapté, grâce à son pouvoir cicatrisant et à son activité antibactérienne très marquée sur le staphylocoque Auréus et sur l’Echérichia Coli, germes contaminant le plus souvent les plaies chirurgicales. DESCOTTES  CHU- LIMOGES

Propriétés expectorantes et anti-toux:

Ces propriétés sont liées à la capacité du miel de diluer les sécrétions bronchiques et d’améliorer la fonction d’épithélium bronchique.

Propriétés nutritionnelles:

Le miel non contaminé est un aliment sain, léger, naturel et riche en calories. Il contient des glucides, des protéines, des lipides, des enzymes et des vitamines. Une cuillère à soupe du miel fournit 60 calories et contient 11 g de glucides, 1 mg de calcium, 0.2 mg du fer, 0.1 mg de Vitamine B et 1 mg de vitamine C.

Le miel est largement disponible mais son potentiel médical est encore peu exploitable. Son mode d’action n’est pas encore complètement élucidé et ses propriétés curatives demandent plus d’évaluation et d’investissement.

A chaque type de miel ses bienfaits

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Miels monofloraux français Caractéristiques  
Miel d’acacia Considéré comme un régulateur intestinal, il est recommandé pour les jeunes enfants.
Miel de bourdaine On attribue à ce miel des bienfaits purgatifs comme ceux de la plante.
Miel de cerisier Il aurait des vertus diurétiques.
Miel de châtaignier Bénéfique pour la circulation sanguine, il est reconnu pour ses vertus cicatrisantes. Il est riche en oligoéléments : potassium, magnésium, manganèse et baryum.
Miel de chêne (de miellat) C’est un des miels les plus riches en oligoéléments.
Miel de colza Il contient des oligoéléments comme le calcium et le bore.
Miel de lavande Il est employé en cosmétique : savons, shampoings.
Miel de luzerne Réputé pour ses bienfaits énergétiques, ce miel est conseillé aux sportifs et aux personnes fatiguées ou convalescentes.
Miel de pissenlit C’est un miel aux bienfaits diurétiques.
Miel de romarin Des oligoéléments (calcium, bore, fer et cuivre) sont présents dans le miel et lui procurent des bienfaits utiles pour les insuffisants cardiaques, digestifs et vésiculaires.
Miel de sapin (de miellat) Sa richesse en oligoéléments (phosphore, potassium, calcium, soufre, magnésium, zinc, bore, fer et cuivre) donne à ce miel des bienfaits multiples : antianémique, antiseptique et diurétique.
Miel de sarrasin Sa consistance très épaisse fait de ce miel un très bon moyen de soulager les maux de gorge.
Miel de tilleul Il contient des oligoéléments (potassium, calcium, et manganèse).
Miel de tournesol Ce miel est particulièrement riche en oligoéléments : calcium, bore et silicium.

Références

Bibliographie

1. ADCOCK D The effect of catalase on the inhibine and peroyde valves of various honeys J. APIC RES 1962 ; 1 : 38-40

2. BANG LM The effect of dilution on the rate of hydrogen proxyde production in honey and its implications for wound healing J. Altern. Complement med 2003 ; 9/267-73

3. BRUDZYNSKI K Effect of hydrogen peroxyde on antibacterial activities of canadien honeys Can. J Mirobial.2006 ; 52 : 1228-37

4. COOPER RA Antibacterial activity of honey against strains of staphylococcus aureus from infected wounds J. Royal Society Med. 1999 ; 92 : 283 – 285

5. MOLAN PC Potential of honey in the treatment of wounds and borns AM. J. CLIN DERMATOL 2001 ; 1 : 13 – 19

6 . MAVNO G The healing hand man an wound in the acient world. Cambridge, Ma : Harvard University Press 1975

7. MOOLENAAR O The effect of honey compared to conventional treatment on healing of radiotherapy induced skin toxicity in breas cancer patients Acta Oncologica 2006, 45 : 623-624

8. RANSOME H.M. The sacred bee in ancient times and folklore London : G. Allen and Unwin 1937

9. ROTH  LA Use of a dise assay system to detect oxytetracycline residues in honey J. Food Prod 1986 ; 49 : 436 – 441

10. TAORMINA PJ Inhibitory activity of honey against foodborne pathogens as influenced by the presence of hydrogen peroxyde and level of antiogydant power. Int. J. Food Microbial 2001 ; 69 : 217 – 25

11. WHITE J.W The identification of inhibine, the antibacterial factor in honey, as hydrogen peroxyde and its origine in a honey glucose oxydase system. Biochim. Biophys Acta 1963 ; 73 : 57 – 70

12. Ali A.T.M.M. (1989). The pharmacologial characterization and the scientific basis of the hidden miracles of honey. Saudi Medical Journal. 10(3):177-179.

13. Zumla A. and Lulat A. (1989). Honey- a remedy rediscovered. J Royal Soc Med. 82: 384-385.

14. Crane E. (1975). Honey: a comprehensive survey. London, Heineman.

15. Winston M.L. (1987). The biology of the honey bee. London, Harvard University Press.

Site internet

1. http://www.mielinfrance.fr

2. http://francoistournay.fr